À la demande du Ministère de la Santé, l’Inserm a réalisé une évaluation approfondie de l’hypnose en 2015. L’étude a examiné différentes formes d’hypnose, notamment l’hypnosédation, l’hypnoanalgésie et l’hypnothérapie, ainsi que des techniques associées telles que l’EMDR. L’Inserm a constaté que bien que les formations en hypnose puissent varier en termes de contenu et de qualifications des praticiens, des résultats positifs ont été observés dans diverses indications. Les résultats des études cliniques et des revues de la littérature examinés par l’Inserm ont démontré l’efficacité de l’hypnose dans plusieurs domaines. Dans le cadre de l’hypnosédation, l’hypnose a été utilisée avec succès en anesthésie pour réduire l’anxiété et faciliter les procédures médicales. L’hypnoanalgésie s’est avérée utile pour atténuer la douleur lors d’accouchements et d’interventions chirurgicales. De plus, l’hypnose a montré des effets positifs dans la prise en charge de certaines pathologies fonctionnelles, comme le syndrome du côlon irritable, ainsi que dans le traitement des addictions et du stress post-traumatique. Pratique ancienne mais prometteuse, l’hypnose continue d’offrir de nouvelles perspectives dans le domaine de la santé mentale et physique, en transformant la façon dont nous abordons le traitement et le bien-être global des individus.